La formation d’un verbe sur un sigle, c’est devenu
courant : pacser, par exemple, prolifère . Il a déjà
fourni son propre dérivé, dépacser, que mon correcteur
orthographique n’accepte décidément pas. Il a tort :
c’est qu’on se dépacse aujourd’hui aussi facilement - et même
un peu plus - qu’on divorce, comme l’indiquait un article du Monde, le
26/04/2000 : "Un notaire raconte avoir vu deux jeunes femmes se dépacser deux jours après l’enregistrement de leur pacs…" .
Mais un verbe formé sur le nom d’une
lettre, ça ne s’est, à ma connaissance, pas encore beaucoup vu :
alphabétiser - qui date de 1853, avec le sens de "classer
par ordre alphabétique" - est à ma connaissance le seul exemple.
Encore est-il formé sur le nom de deux lettres grecques, les deux premières
de l’alphabet. Il a pris depuis longtemps le sens d’"enseigner la lecture
et l’écriture à des analphabètes".
Ixer est tout différent. Absent,
à ma connaissance, de tous les dictionnaires sur papier, il est déjà
enregistré par le Petit Robert électronique. Il a été
formé sur le nom de la lettre X, oui, en majuscule, telle qu’elle est
utilisée pour marquer d’opprobre - ou pour signaler à l’attention
des amateurs ? - les films vraiment très pornographiques. On comprend
que l’ixage d’un film soit, selon les intentions des producteurs, redouté
ou convoité…
ixer : premier groupe